Pourquoi j’élève des fourmis ?

Il y a une dizaine d’années, j’ai lu mon premier livre par plaisir (j’entends par là un livre que j’ai choisi et apprécié, pas un livre imposé par l’école), c’était Les fourmis de Bernard Werber. Ce livre m’a vraiment passionné. J’ai découvert que derrière ces petites bêtes insignifiantes se cachait une organisation impressionnante, sans faille. Après cette lecture, j’ai commencé à en apprendre encore davantage sur les fourmis et ai découvert un monde vraiment passionnant.

En 2015, j’ai décidé de commencer un élevage à la maison pour deux raisons : observer plus facilement ces petites bêtes chez moi (c’est mieux de les voir en vrai que sur Internet) et avoir la possibilité d’initier mon fils aux fourmis et aux insectes en général (je vois tellement d’enfants avoir peur des insectes ou s’amuser à les écraser, j’ai pas envie que mon fils fasse ça plus tard).

Quand on est petit, on ne connaît que deux types de fourmis : les fourmis rouges-qui-piquent ou les fourmis noires-qu’on-peut-embêter. Il existe en réalité des centaines d’espèces : les fourmis tisserandes, les coupeuses de feuilles, les moissonneuses, les acrobates, les fourmis rousses, les fourmis de feu et bien d’autres. Ces noms sont simplifiés, les vrais noms sont, en fait, Crematogaster scutellaris, Messor barbarus, Lasius niger, Myrmica rubra, Pheidole pallidula, etc.

Chaque espèce à ses particularités, des milieux et conditions de vie bien différents : il y a des fourmis carnivores, des granivores, des fourmis qui mordent, des fourmis qui piquent, des fourmis agressives, des fourmis peureuses, des fourmis polymorphes (différentes formes au sein de la même colonie), des fourmis monogynes ou polygynes (une ou plusieurs reines par colonie), et tant d’autres caractéristiques diverses.

Pour commencer un élevage, il me fallait déjà savoir quelle espèce j’allais élever. Je ne voulais pas de fourmis « piquantes » (avec du venin), je ne voulais pas de fourmis carnivores (je suis végétarien, je voulais des fourmis végétariennes :)), et je voulais des fourmis polymorphes (de différentes formes). En vacances dans le Var l’année dernière, nous sommes tombés sur une place de camping juste à côté d’une fourmilière Messor barbarus :

messor barbarusC’est ainsi que tout à commencé…

Pourquoi un blog ?

Depuis le début de mes élevages de fourmis, je prends des photos, je prends des notes, mais je n’ai jamais rien publié. Je pense que cela peut intéresser quelques personnes, donc j’ai décidé de mettre tout ça en ligne. Il va falloir que je reprenne mes notes correctement, que je trie mes photos, mais ça sera bien plus utile que traînant dans un dossier poussiéreux.

Je ne pense pas faire des tutoriels sur « comment débuter l’élevage de fourmis ». C’est déjà très bien fait dans beaucoup d’endroits. Je pense me contenter, dans ce blog, de mes expériences myrmécologiques avec mes colonies et mes constructions de nids.

Bonne lecture !