Hide and seek

Le lendemain de mon précédent billet (il y a deux semaines), la reine s’est réfugiée dans le tube à essai recouvert d’un papier d’aluminium (voir article ci-dessous). Je n’ai pas voulu les déranger, du coup j’ai un peu attendu avant de faire de nouvelles photos.

J’ai décidé de voir tout ça aujourd’hui :

On peut voir toutes les graines qui n’ont pas leur faveurs éparpillées tout autour des tubes et les graines de pavot bien à côté d’elles. On voit tout de suite leur préférence ! Je leur donne également une mouche par semaine pour le moment, elles la mangent très rapidement.

La colonie grandit bien, je compte environ 35 ouvrières et un couvain qui grossit vraiment de plus en plus :

La première mouche

Avant tout, une petite photo d’ensemble. La qualité est mauvaise, j’ai pas un très bon matos, il faut que je change ça rapidement.

Pour faire simple, on peut voir qu’il y a désormais environ 25-28 ouvrières, que le couvain grossi encore et qu’elle ont les graines de pavot bien à proximité des mandibules.

Je trouvais étonnant que le nid n’était pas plus sale que ça… J’ai déjà eu une colonie de Messor barbarus les années précédentes, elles étaient bien plus sales. J’ai trouvé pourquoi, en fait elles ont fait leur poubelle bien à l’abri des regards, à l’arrière du tube recouvert de papier d’aluminium :

Là je les retrouve : du caca de fourmi plein les murs, ça c’est mes Messor !

Cette semaine a été riche en découvertes culinaires pour ma colonie. Pour la première fois de leur vie, elles ont pu déguster autre chose que des graines et du sirop d’agave : une mouche. J’ai fait une petite vidéo pour l’occasion :

Voici le reste de la pauvre bête après le festin, l’intérieur à été complètement mangé :

J’ai un stock de mouches au congélateur, je leur en donnerai une par semaine pour le moment.

Plus de 20 ouvrières

Ma colonie a atteint le stade de 21 ouvrières (c’est pas un stade particulier, c’est juste que je ne trouvais pas d’autre titre à cet article). Tout se passe bien. Le couvain continue aussi de bien grossir, c’est super, ça change de ma précédente colonie…

Je leur donne pas mal de nouvelles graines, du coup elles salissent absolument tout. Les Messor, granivores, sont réputées pour beaucoup salir leur nid.

Le nid est sale mais elles sont propres. On peut voir, ci-dessus, qu’elles déposent leurs déchets toujours au même endroit, dans le coin en bas à droite. Il est possible de leur montrer un endroit pour déposer leurs déchets (dans une coupelle par exemple), je tenterai ça dans le nouveau nid.

 

Présentation du nid

La colonie continue de grandir. Il y a actuellement 16 ouvrières et un couvain d’une trentaine de larves à tous les stades de développement.

Pour information, voici les temps de développement des différents stades pour cette espèce Messor barbarus :

Œuf > larve : 8 jours
Larve > nymphe : 15 jours
Nymphe > fourmi : 14-16 jours

Soit un total d’environ 40 jours de l’œuf à la fourmi.

Le nid

Mes fourmis sont, comme vous avez pu l’apercevoir sur les photos, dans une boite (il s’agit d’une boite Godmorgon de chez Ikea) contenant deux tubes de fondation. Je dépose mon mélange de graines dans la boite, elles choisissent leurs préférées et les ramènent dans leur tube de fondation principal. Pour l’instant, les graines de pavot semblent avoir leur préférence. Je détaillerai comment elles se nourrissent dans un prochain article.

  J’ajoute un couvercle au dessus pour éviter les évasions. Le trou central est bouché par une fine grille pour laisser l’air passer.

Mon nouveau nid est bientôt terminé, je vous le présenterai très bientôt !

La famille s’agrandit

La colonie se porte bien, j’ai acheté un paquet de graines bio dont elles raffolent : Sésame blond complet, graines de lin doré, graines de lin brun, graines de tournesol, graines de pavot, graines d’amarante. Évidemment, il faut prendre systématiquement du bio, pour éviter les pesticides.

À ce jour, la colonie est composée de 14 ouvrières et d’un bon couvain (je n’ai pas compté dans le détail, ça devient plus compliqué maintenant).